Seul l’écrit reste…

février 18th, 2010 by Ianjatiana

Cette catégorie: “anti-sm37″ est destinée à contenir des idées. Je n’ai pas vraiment la prétention de classifier ces idées de méthodologie, parce qu’après coup et avec le recul, elles deviennent évidentes :lol: …mais bon, sur le coup, on n’y pense pas toujours, et les profs et directeurs ne les prodiguent pas souvent (ils “se contentent” d’attendre les résultats et de corriger le fruit de vos recherches et écrits).

L’idée est simple: tenez un journal de bord de votre Chose! c’est à dire, notez par écrit, avec un stylo et dans un cahier tout ce que vous faites et toutes les idées qui vous passent par la tête, jour après jour. On peut en rire de cette idée toute bête, mais croyez moi, elle marche (:D)

Pourquoi ne pas se contenter de laisser fonctionner le cerveau humain, ce formidable machine dont on ne connaît pas encore tous les secrets?
Tout simplement, parce que le cerveau, même si vous avez une mémoire d’éléphant, ne peut raisonnablement stocker toutes les choses que vous allez devoir lire, classer, apprendre et analyser durant les quelques années que vous allez devoir consacrer à votre Chose.

Pourquoi noter par écrit avec un stylo dans un cahier alors que les ordinateurs sont faits pour assister?
Parce que les ordinateurs ont des failles, des virus peuvent avoir l’idée de faire une virée dans la tête de votre désormais compagnon dans la vie. Et malgré les mises en garde et rappels à l’ordre, l’on ne pense pas souvent à faire des sauvegardes de manière régulière. Bon point pour l’écriture à la main, il n’y a pas la fonction copier-coller sur le papier. Une fois effacée du fichier informatique, une idée, une chose ne peut plus être retrouvée, alors qu’au contraire, les mots qui sont simplement barrés sur une feuille de papier peuvent être encore lus après coup.
n.b: on parle ici des idées qui vous viennent à l’esprit lors de vos travaux de recherche, pas de la rédaction elle-même

Pourquoi se souvenir de tout ce qu’on a fait pendant une journée?
Pour éviter des situations qui vous font perdre du temps, et peut être qui vont vous amener à un état d’énervement. Dès fois, vous êtes en train d’écrire, d’argumenter…et au moment où il faut mettre l’article ou l’ouvrage auquel vous faites référence, vous constatez avec dépit, que vous avez oublié de noter justement les références exactes et/ou complètes de l’article ou de l’ouvrage en question, ou tout simplement, vous avez oublié dans quel centre de documentation ou bibliothèque vous avez trouvé l’article ou l’ouvrage alors que vous voulez le reconsulter, et qu’en même temps, vous êtes sur d’avoir déja lu “quelque part” cet article ou cet ouvrage. Ou tout bêtement, parce que vous avez une citation parfaite qui conviendrait parfaitement au paragraphe que vous êtes en train de finir, mais que la citation en question, vous l’avez trouvé dans un fichier qui s’intitule “En 1958.doc” (parce que la citation commence par le terme: en 1958 :lol: ), lequel fichier n’était pas classé dans un dossier de l’ordinateur mais seulement sur le bureau de celui ci sans autre indication.

Pourquoi noter toutes les idées qui vous viennent à l’esprit?
Parce qu’il y a ce qu’on appelle: le recul. Sur le coup, on croit souvent qu’une idée ou une autre nous semble bête, hors de propos, mais avec le recul, elle peut ne plus l’être. De toute façon, il vaut mieux avoir trop d’idées et en enlever, plutôt que d’en avoir eu beaucoup puis après de ne plus s’en souvenir.

Les fichiers informatiques peuvent être contaminés, le cerveau encombré… seul l’écrit reste.

ps: c’est peut être aussi lié au fait que même si je travaille toute la journée devant un écran, écrire dans un cahier me procure toujours autant de plaisir que lorsque j’étais encore au lycée ou à la fac, et qu’avoir une chose tangible m’est souvent nécessaire, pour ne pas trop rester dans le virtuel.

Finir et bien finir

janvier 28th, 2010 by Ianjatiana

“Finir et bien finir”: c’est une expression que notre préfet au Collège aimait bien nous rappeler au troisième trimestre de l’année scolaire pendant les séances de dynamique de groupe ou pendant le tan-tsoroka, quand il fallait aborder le dernier virage et la dernière ligne droite de l’année.

Voilà un gars qui court le marathon. Son entourage et même son coach lui annoncent que la silhouette du stade olympique dans lequel il va devoir faire les derniers mètres de la course commence à être visible. Il doit donc être à quelques distances de la fin, et il ne lui reste que peu de kilomètres à faire par rapport à tout ce qu’il a déjà couru. A quoi il pense à cet instant là, que va t il faire à ce moment là?

Choix n°1: Il ne regarde même pas la silhouette imposante du stade et tout le public, acquis ou non à sa cause, qui l’y attend. Il continue sa course de manière constante, au même rythme qu’au début, en se concentrant sur lui même, sur ce qu’il fait.

Choix n°2: Il lève les yeux et admire ce stade de l’aboutissement de la course. Il pense au public, à la manière dont il va aborder les derniers mètres. Il continue sa course, de manière plus confiante, mais il est tellement subjugué par la vue du stade que le rythme ralentit par rapport au début. Sa concentration se défait petit à petit, même s’il reste encore dans la course.

Choix n°3: Il lève les yeux et admire le stade. Il regarde en arrière en pensant aux kilomètres qu’il a déjà parcouru, à tout ce qu’il a dû subir pour en arriver là. Il se demande au vu de tout cela s’il arrivera encore à faire le dernier parcours et s’il arrivera jamais un jour dans le stade en question.

Souvent, dans les matchs de tennis, on fustige les joueuses ou joueurs qui n’arrivent pas à finir proprement le travail et laissent passer des matchs qu’ils étaient sur le point de remporter. Combien de matchs de tennis ont été perdus parce qu’Untel ou Untelle n’a pas su gérer alors qu’il/ elle avait trois balles de match en sa faveur.

C’est au mental que se joue le match dans les moments décisifs.

Ma question est alors très simple: comment le gars fait pour terminer son marathon? comment peut il rester stoïque et impassible alors qu’après tant d’efforts et de sacrifices se profile à l’horizon la silhouette de sa délivrance? comment fait t il pour ne pas être envahi par les doutes sur ses capacités à arriver jusqu’au bout? comment doit il mener sa course dans la presque dernière ligne droite? à quoi il doit penser pour finir et bien finir?

(Même) l’Etat pose la question

janvier 26th, 2010 by Ianjatiana

Que les parents et toute la famille pose cette question, passe encore, que les amis et autres connaissances le fasse, ça peut se comprendre, mais quand c’est l’appareil étatique qui pose la question… :lol:

Pour pouvoir rester dans ce pays, il faut chaque année prouver que l’on habite quelque part, que l’on est capable de subvenir à ses besoins et aussi qu’on a une bonne raison de rester sur le territoire. Parmi ces bonnes raisons, il y a les études. Il faut que ces études aient été suivies et faites régulièrement et de manière sérieuse: c’est ainsi que sur ce chapitre il faut prouver que l’on a été studieux l’année dernière (relevé de notes à l’appui et peut être même certificat d’assuidité) et que sagement, on sera encore studieux l’année prochaine avec tout document prouvant qu’on sera encore étudiant dans un établissement d’enseignement supérieur. Et comme dans le doctorat, aucune note n’est donnée, vu qu’il n’y a pas d’examen…seul le massacre la soutenance à la fin détermine si les recherches ont été bonnes, fructueuses ou pas, beaucoup de personnes de nationalité étrangère ont trouvé dans cette voie le moyen de rester plus longtemps et sans trop de problème dans ce pays (et là, je ne cautionne ni émet aucun jugement sur ce choix, je dis juste les choses que je vois et que je constate). Ce n’est plus le cas et pour cause….

Au début, tout allait bien, le rendez-vous à la préfecture, bien que toujours aussi traumatisant est appréhendé avec moins de peur que les autres fois, parce que les documents relatifs au moyen d’hébergement et de subsistance sont complets et que ceux relatifs (je cite) “au sérieux des études suivies” le sont aussi. Et il y a un certain plaisir à annoncer à l’agent que “non, je n’ai pas de relevé de notes vu que je suis en doctorat”. Mais, de l’eau a coulé depuis, et les portes se ferment petit à petit parce que “le pays ne peut pas accueillir toute la misère du monde” et du coup, ils deviennent de plus en plus exigeants pour toutes les certaines catégories de personnes qui cherchent à s’installer sur la terre de leurs ancêtres.

C’est ainsi que quand vous souriez intérieurement à l’agent qui vous demande le relevé de notes de l’année dernière et auquel vous répondez: non, je n’en ai pas, je suis en thèse, je ne fais plus d’examens, il a désormais cette réplique: “ah, donnez moi alors une attestation de votre directeur de thèse donnant la date de soutenance de votre thèse”, et là, le sourire intérieur devient un sourire jaune.

A l’instar des parents, de la famille, et des amis, l’Etat s’inquiète de l’avancement des travaux du doctorant, mais si avec les premiers, un “oui, ça va, ça avance bien”, ou un ” j’ai pas trop envie de parler de cela”, ou un ” c’est un sujet tabou” suffisent, avec ce dernier, il faut donner une réponse nette claire et précise, et l’on ne peut même pas esquiver, parce que “votre dossier est en attente, reprenez un rendez-vous, il nous faut cette lettre de votre directeur avec un visa de l’université pour vous donner votre titre…”

Je vous présente Ma Chose et moi

janvier 3rd, 2010 by Ianjatiana

Je me suis rendue compte que finalement vous ne devez pas savoir grand chose de ce que je fais, ni de qui je suis, ni des conditions dans lesquelles je travaille sur Ma Chose. Et pourtant, dans tout il faut commencer par délimiter le sujet, évacuer les points qui ne vont pas être traités et donner un semblant de plan. J’avais déja mentionné quelque part que je ne suis pas arrivée à trouver des catégories et que tout se mettrait en place petit à petit. On continuera ainsi, peut être à la fin, on trouvera un semblant d’ordre dans ce fouillis :lol:

Et donc, je vais vous présenter Ma Chose et quelques petits trucs sur moi, histoire qu’on arrive à peu près à se situer par rapport à tout ce qui se dit par ici.

Le Truc en question porte sur le droit malgache et la nature (:houhou: je ne donnerais pas plus de détails), cela fait plusieurs années que je travaille dessus ( je me suis déja inscrite administrativement plus de 4 fois pour les besoins de la cause) et selon certains points de vue, je suis plus proche de la fin que du début (je ne sais pas si ce sont des avis objectifs ou si c’est juste des encouragements d’amis et proches fidèles :lol: pour ma part, je dirais que…heu…je ne sais pas vraiment où j’en suis :p ).

Je suis considérée comme une étudiante étrangère dans ce pays (ce qui est tout à fait normal). J’ai fais toutes mes études universitaires jusqu’au Master 1 (anciennement dénommé maîtrise) à Madagascar. Je ne suis pas boursière et j’enchaîne et accumule plusieurs “jobs d’étudiant” pour financer mes études. Je ne suis pas mariée et je n’ai pas d’enfants (du moins, à ma connaissance). J’ai des amis qui me soutiennent et supportent admirablement mes sautes d’humeur et mes phases de gros doutes. A part la Chose, j’ai d’autres centres d’intérêts dans la Vie: la photographie, le cinéma et la lecture (ou l’écriture). J’adore aussi le sport, mais cela fait un long moment que je n’ai pas fais l’effort de pratiquer.

Là, vous savez à peu près tout ce qu’il y a à savoir. :D

Nous ne sommes pas seuls…

décembre 28th, 2009 by Ianjatiana

En parcourant la toile, je suis tombée sur ce site: Thèse de merde, il est calqué sur un autre plus célèbre que vous connaissez peut être déja (VDM pour Vie de Merde). Il faut juste remarquer que la plupart des personnes qui y postent font apparemment des thèses scientifiques impliquant des travaux en laboratoires. En le lisant, on se rend compte, qu’on n’est pas seul sur cette galère et on se marre. Mais en le faisant lire par quelqu’un d’autre, la dernière affirmation est à relativiser, parce que ça n’a pas fait vraiment marrer la personne :lol:   (c’était de grandes minutes de solitude!!!)

http://thesedemerde.fr/

bonne lecture :D

Les mutations du thésard de la 1ère à la dernière année

décembre 26th, 2009 by Ianjatiana

Les trêves de la fin d’année est sans doute la période la plus libre de toute mon année. Autant pendant les petites vacances et les vacances d’été, il y a toujours moyen de “faire avancer (ou pas) la thèse” autant pendant les vacances de Noël, le train rame et refuse de continuer la route ou est contraint de stopper la marche. En effet, pendant les autres vacances, il n’y a pas cette ambiance envahissante (vous avez remarqué toutes ces pubs liées à la célébration de Noël?)  et contagieuse (que l’on veuille ou non, à la fin, on est bien obligé de savoir et de se rendre compte qu’effectivement, c’est la période des fêtes de fin d’année) de fête et de repos (forcé ou volontaire), il y a toujours moyen de trouver une bibliothèque ouverte, et il y a toujours des étudiants dans ces bibliothèques (révisant les partiels, ou les examens de fin d’année, rédigeant leur mémoire ou des dossiers à rendre). Entre Noël et le Nouvel an, la plupart des établissements ferment, et ne voulant pas faire la queue à Beaubourg (comme la plupart des étudiants d’Ile de France), j’essaie de prendre le temps de respirer et de mettre un peu à jour les “trucs” de la vie quotidienne . Fin de la parenthèse… :D   ah oui, Joyeux Noël et Très bonne année tout le monde!

Il y a quelque temps, je suis allée à la rentrée de l’école doctorale, et je me suis fais la réflexion que comme l’homme, le thésard (ou la thésarde) passe par différents stades d’évolution. :D

On a les doctorants en première année. Ils sont jeunes et enthousiasmés de faire une thèse, d’entrer dans ce cercle qu’ils considèrent comme fermé de la recherche. Ils se demandent souvent (ça se voit dans leurs yeux étonnés et presque animés d’étonnement ou de pitié :hum: )  et surtout, ils demandent souvent directement aux plus anciens (ceux qui ont quelques années de thèse dans le compteur) comment cela se fait que ces derniers n’ont pas encore fini de soutenir. Ils arrivent en conquérants, se promettent et clament haut et fort de ne pas faire comme ces anciens là, c’est à dire être encore sur la thèse après 3 ans de recherche. Avec fierté, ils énoncent avec détails leur sujet, sans rien omettre. Pendant les pauses, ils continuent à être dans la thèse, discutent de la position d’Untel (un grand spécialiste de la question) sur tel sujet, de ce qu’en pense Untel 2 (un autre grand spécialiste de la question). Ils lisent les grands classiques du domaine, ne parlent que de la thèse. Ils s’habillent bien même pour aller travailler en bibliothèque toute la journée (pour que l’on ne les confonde pas avec les étudiants de M2) , ils sont souriants, enthousiastes et prêts à conquérir le monde et à prouver qu’ils sont les meilleurs.

Ensuite, on a les étudiants en milieu de thèse. Sur leur visage commence à s’installer un certain voile: celui du doute (?). Ils commencent à devenir moins enthousiastes et à se tourner de plus en plus dans leur moi intérieur. Les sourires sont moins présents, les questionnements deviennent de plus en plus profonds (et sur le sujet et sur le pourquoi je n’avance pas?). Ils sont moins directs dans leur rapport avec les anciens, et ne sont plus aussi curieux du pourquoi du comment quand ils savent qu’un autre membre du cercle n’est pas encore arrivé au bout du tunnel. Quand on leur demande leur sujet de recherche, ils deviennent plus vagues ( le sujet a été reformulé et remodelé entre temps et sera sûrement encore sujet à reformulation plus tard) et se contentent de les résumer en quelques mots clés. Pendant les pauses, ça discute des actualités et de vie quotidienne (du moins de ce qu’il en reste). La tenue vestimentaire en particulier et l’apparence en général, commence à devenir un peu négligées (le costume n’est plus de rigueur, ni le rasage).La question de la fin de la thèse ne se pose pas, et quand c’est le cas, la réponse c’est: “tu sais ce que c’est que de faire une thèse”

Et enfin, on a les doctorants en fin de thèse. Ils sont taciturnes, nerveux et totalement susceptibles. Ils dorment peu, ressemblent à des zombies, maigrissent à vue d’oeil et leurs têtes grisonnent à une vitesse impressionnante. Leur apparence? heu…devinez! Quand on leur demande ce qu’ils font, ils se contentent de dire qu’ils font de la recherche dans un tel domaine (le droit par exemple) sans entrer dans les détails et font exprès de parler d’autre chose que de la thèse (ce sujet étant tabou parce que renvoyant à une réalité oppressante). Les sourire et enthousiasme des jeunes années ont presque disparus (ah si, ils sourient quand ils entendent un collègue affirmer haut et fort qu’il va finir sa thèse en 3 ans et pas plus). Ils ont leur place attitrée dans telle bibliothèque ou centre de recherches, sont connus de tous les bibliothécaires. Ils n’ont plus de vie sociale et vivent une histoire d’amour ou de haine avec leur sujet. Au moment d’envoyer les manuscrits aux membres du jury, ils commencent de plus en plus à devenir fébriles, et sortent enfin des murs de la bibliothèque pour s’occuper de cette tâche ingrate de faire imprimer le travail en plusieurs exemplaires. Avant la soutenance, ils potassent à la bibliothèque, mais ce ne sont plus les ouvrages habituels, il faut désormais se tenir au courant de ce qui s’est passé entre-temps, se remémorer les bases de la matière. Ils n’ont plus la notion du temps et confondent souvent les jours. A la soutenance, ils sont paniqués…ou pas, mais en tout cas, à la sortie, ils sont soulagés d’avoir fini le travail et de pouvoir enfin répondre à la fameuse question “alors, la thèse ça avance? oui, j’ai fini de soutenir, mais il faut encore que j’apporte les corrections demandées par les membres du jury lors de la soutenance” :lol:

Entre la première et la dernière année, ou du moins, les dernières années, il y a toute cette enthousiasme qui vole en éclats ou diminue. Des fois, certains considèrent qu’ils ne peuvent pas montrer des signes extérieurs de ras-le-bol ou de fatigue, et se montrent toujours aussi forts et habités par une motivation sans faille. Pour ma part, je ne sais pas exactement où j’en suis, ce qui est sûr c’est que je ne suis pas à la première année…et que Monsieur Punching Ball dit parfois que j’ai souvent les nerfs à fleur de peau :p

“Ma dernière année!”

décembre 6th, 2009 by Ianjatiana

Après le passage du cap de la 3ème année de thèse, on (du moins, je) imagine que cette année sera la dernière (la 4ème, la 5ème, ou la Xème), et que la soutenance n’est plus qu’une question de temps, souvent, ce n’est pas le cas parce que cette année ne sera finalement pas la dernière. Je ne sais pas si c’est commun à tous ceux qui font la Chose, ou si c’est juste moi (allez, rassurez-moi… lol), mais quand on a décidé de faire la Chose, on sait exactement quand est ce qu’on l’a commencé et on évalue à peu près l’année où l’on estime qu’on va le terminer…mais au final, les prévisions ne se réalisent pas toujours, et des années après, on ne voit pas vraiment le bout du tunnel…

On me dit que je suis plus proche de la fin que du début, et qu’il ne me reste plus que de petits efforts à fournir pour finir, mais quand le Doute vous envahit…

Donc, si j’ai un voeux à faire pour Noël… ah ha… :)

Revues scientifiques malgaches en ligne

novembre 9th, 2009 by Ianjatiana

En lisant les actualités nationales sur le Net, je suis tombée par hasard sur un article (pas très long, ce qui est dommage vu l’importance du sujet) qui parlait de la mise à disposition en ligne des travaux scientifiques  des Universités malgaches. Je dois dire que c’est intéressante  comme initiative, ne serait ce que parce que cela permet une consultation à distance de ces ouvrages universitaires malgaches.

- le premier  “Thèses malgaches en ligne” (bien qu’il s’appelle ainsi, il y a aussi sur le site des mémoires de DESS et de DEA, il regroupe tous les travaux universitaires écrits et déposés dans les Universités publiques de Madagascar depuis 1992) constitue une base de données consultable à l’adresse suivante:  http://theses.recherches.gov.mg

- le second ambitionne de mettre en ligne les revues scientifiques produites par les universitaires malgaches http://madarevues.recherches.gov.mg

Bonne lecture et bonnes recherches!

ps: en consultant la base, j’ai vu qu’un rapport de stage que j’ai rédigé il y a très très longtemps a été cité dans une bibliographie d’un mémoire de 3ème cycle…mais bon, la personne a oublié le R de mon nom … :lol:

Ma première année

octobre 15th, 2009 by Ianjatiana

Souvent, l’on se pose cette question : si vous avez la possibilité de changer quelque chose dans votre vie, vous feriez quoi ? Et ben, soit on a une multitude de réponses et on ne sait plus laquelle choisir, soit on sourit et on dit : rien. Figurez vous qu’il m’arrive souvent de me poser cette même question, et si la plupart du temps et d’une manière générale je réponds non, en ce qui concerne la thèse, j’aurais quand même changé quelque chose, si j’avais la possibilité de retourner dans le passé : ma première année de thèse !

Je tiens à rappeler que je n’ai pas vraiment l’intention d’adopter un ton moralisateur dans ce blog. Le but premier est de partager cette « expérience » à ceux qui y étaient, y sont, y seront peut être ou tout simplement à ceux qui sont proches de gens qui y étaient, y sont, y seront peut être.

Et donc, ma première année de thèse…ce fut une année sabbatique, et avec le recul, je comprends que c’est le meilleur moyen de mal commencer une thèse, c’est en partie pour cela que le conseil numéro 1 c’était : il faut commencer dès le départ.

Depuis la soutenance de mon mémoire de fin d’études en maîtrise, je n’ai pas vraiment eu le temps de souffler. A peine l’encre des délibérations était sec, j’ai pris l’avion pour continuer mes études universitaires dans une université étrangère dans une immense ville d’un pays qui m’était étranger. Durant cette année universitaire, j’ai dû apprendre à un rythme différent, avec des moyens différents et un mode de vie assez différent de celui auquel j’ai été habitué. L’année d’après, j’ai exploré une autre facette de mon domaine. Pendant ces deux années, je n’ai pas vraiment eu le temps de me poser. Entre les cours à assimiler, les exposés et les dossiers à préparer, certains rattrapages de cours à faire personnellement parce que la matière n’était pas au programme à Mada mais déjà considérée comme acquise par les professeurs et enfin et surtout les mémoires de fins d’études et le rapport de stage à rédiger, je n’ai pas vraiment eu le temps d’apprécier le fait de vivre une autre vie dans un autre pays (sans parler de toutes les démarches administratives à effectuer en tant qu’étudiant étranger dans ce pays).

Puis, de fil en aiguille, est venue la décision de faire la thèse. Entre le moment où l’on décide de faire une thèse et l’inscription définitive, il y a plusieurs moments à gérer et un parcours à faire. En effet, il ne suffit pas de vouloir la faire, il faut aussi trouver :

-       le professeur qui a les compétences et la capacité  de vous diriger et qui, accepte de le faire,

-       le sujet de vos travaux de recherche,

Une fois ces deux éléments réunis, la procédure d’inscription se déroule plus ou moins facilement au niveau de l’administration.

Et donc, ayant fraîchement réussi mon année sur l’Environnement et le patrimoine industriel, j’ai décidé de faire un doctorat en droit. Une fois la décision personnelle prise, il fallait « juste » trouver un sujet, et présenter un bon projet de recherche et trouver le (la) professeur qui accepterait de me diriger. En ce qui concerne le sujet, cela a été assez facile : cela faisait un bon moment que j’ai orienté mes choix, même si à l’époque, ce n’était pas aussi évident et que la matière n’était pas encore aussi « populaire » qu’elle l’est maintenant. Je me souviens encore de mon passage au consulat quand j’ai déposé mon dossier de demande de visa et que la personne à l’accueil a appelé son chef parce que l’intitulé de la filière que j’ai choisie lui paraissait singulier et que le chef à son tour m’a demandée si ça existait comme branche du droit.

Une fois le sujet choisi, il fallait travailler pour produire un projet de recherche intéressant et suscitant la curiosité. Et là, les problèmes ont commencé parce que quand bien même le sujet semblait frais et pas encore traité, il n’y avait pas assez de matière pour étoffer un bon projet de recherche. Mais avec un peu d’effort et beaucoup d’imagination, j’ai quand même réussi à présenter un projet valable.

Par la suite, en ce qui concerne le choix du (de la) professeur, ça été aussi assez difficile. Mais avec le recul, je me rends compte que la difficulté que j’avais à l’époque était plus due à mes peurs et appréhensions qu’aux professeurs eux-mêmes. Et donc, après des semaines d’angoisse et de questionnements, je me suis un jour décidée à franchir le pas et à demander à une professeure si elle accepterait de me diriger. (Je crois aussi que c’est l’approche de la date de fin d’inscription en première année de thèse qui m’a donné assez de courage pour y aller). Et contrairement à ce que je pensais, elle était d’accord…mais avant de donner son accord définitif, elle m’a longuement questionné sur mes motivations, les moyens dont je disposais pour réaliser cette thèse, et surtout, elle m’a expliqué ce que cela impliquait que de faire une thèse. ( « est ce que vous êtes prête à consacrer les trois prochaines années à votre sujet ? vous allez y penser chaque jour, et y travailler chaque jour ces prochaines années ? avez vous les moyens de ne pas travailler pendant ces prochaines années et de ne pas vous soucier du quotidien ? vu votre sujet, avez vous assez de matières pour en faire une thèse ? … la thèse c’est un travail à plein temps » ).

A l’époque, je pensais juste que c’était un moyen de me décourager de faire la thèse (même maintenant quand on me demande mon avis sur le fait d’en faire une ou pas, je pose les mêmes questions, parfois je donne l’impression de décourager la personne, alors que ce n’est pas le but), mais en fait, ce qu’il aurait fallu que je retienne à l’époque, c’est que cette personne a l’habitude de diriger des personnes qui font des thèses et elle même a déjà fait une thèse, et donc, elle a plus d’expérience et connaît les tenants et aboutissants, et que par conséquent, il faut lui faire confiance

Si jeunesse savait !

Donc, j’ai réussi à faire mon inscription en thèse cette année là et je voulais prendre mon souffle avant de commencer. Il aurait peut être fallu que je prenne mon souffle moins longtemps.

Après la fin de la procédure administrative pour mon inscription au mois de novembre, je suis restée en stand-by parce que les fêtes de fin d’année approchaient. Evidemment, j’ai passé les fêtes de fin d’année à ne rien faire. Après les fêtes de fin d’année, je suis rentrée chez moi, à Mada,  « pour chercher les documents et les contacts nécessaires à mon sujet ». Sur les deux mois et demie que j’ai passé là bas, j’ai du en tout et pour tout utiliser deux semaines pour les dites recherches. A mon retour, j’ai trouvé un petit boulot qui, de par sa nature, inversait les rythmes de mes journées : je dormais une grande partie de la journée parce que je venais travailler de très bon matin. Durant cette époque, je passais de temps en temps à la bibliothèque avec une petite liste d’articles à chercher et de livres à lire. Quand je trouvais un article intéressant et avais fini de le lire, j’estimais que la semaine était bien remplie. Puis, le temps passait, le printemps est arrivé, et sans crier gare, les vacances d’été aussi. A l’heure du bilan, et surtout parce qu’il fallait bien prendre contact avec la prof pour pouvoir s’inscrire en deuxième année, et quand on prend contact, il faut toujours avoir quelque chose à présenter, j’étais bien forcée de constater que je n’ai strictement rien fait. Et maintenant, je me rends compte que c’est handicapant et que c’était une erreur. Et qu’il faudra alors faire en une année tout ce qu’il y avait à faire en première année et tout ce qu’il y a à faire en deuxième année.

En tout et pour tout, pendant ma première année : j’ai dû lire deux ou trois livres qui ne se rapportaient pas directement à mon sujet, photocopié une vingtaine d’articles, photocopié sans avoir lu des centaines de pages de documentations venant de Mada. La personne qui me dirigeait pensait que j’ai déjà fini ma phase de documentation.

Donc, si j’avais le pouvoir de changer quelque chose, ce serait mon faux départ. J’aurais pris plus au sérieux la première année, j’aurais commencé à point.

Pas de plan de départ…ce sera à l’inspiration!

septembre 29th, 2009 by Ianjatiana

Juste une petite remarque!

J’ai vainement essayé de chercher des noms de catégories et des sujets d’articles pour le blog, et cela pendant des jours. Finalement, j’en suis arrivée à la conclusion, qu’il valait mieux, et cela pour ne pas perdre les idées et pour maintenir le caractère “spontané” du blog que je n’adopte pas de plan précis (et ça me changera un peu aussi :D )

Donc, les articles seront mis en ligne au fur et à mesure, et les catégories seront en place petit à petit aussi. Et des sujets pourront aussi être invoqués selon les commentaires et réactions des éventuels lecteurs, afin que ce soit plus ou moins interactif.

Bonne lecture!