La beauté n’est pas seulement intérieure
Posted 30 juin 2011 by IanjatianaCategories: Anti-sm37
Tags: Mise en forme, références, relecture
Lors du massacre final, les “bourreaux” s’appuient essentiellement sur deux points pour achever votre travail et tester vos capacités: le fond de la Chose, et la forme de la Chose. Il ne faut pas croire qu’une fois le travail fini et déposé et la soutenance prévue, le jury va seulement vous évaluer sur ce que vous voulez démontrer et sur ce que vous avez à dire, c’est une grande erreur de penser cela. Pour vous déstabiliser et vous faire perdre vos moyens, les membres du jury attaquent souvent, pour commencer, sur la forme de la Chose et des fois, ils s’y attardent tellement que le temps manque souvent pour évoquer les idées et le fond de la Chose. Et du coup, par la même occasion, vous n’allez pas pouvoir vous défendre et faire valoir votre démonstration, la maîtrise que vous avez du sujet.
Donc, il ne faudrait pas négliger l’aspect extérieur de la Chose. Il faut même être maniaque à l’excès en la matière.
La mise en page devrait être parfaite… pensez à demander au secrétariat de l’Ecole doctorale ou à l’administration les normes établies et demandées.
En ce qui concerne les références (il est ici question des notes de bas de page et de la bibliographie), plusieurs points sont à vérifier.
En premier lieu, les abréviations de ces références (les titres de périodique par exemple): des normes ont été établies, il ne faudrait pas se tromper, à défaut de se voir reproché une fausse référence. (Je dispose de la liste des abréviations des principales références en matière juridique si ça intéresse quelqu’un dans l’assistance
). Il est à remarquer que les abréviations sont obligatoirement utilisées pour les références en notes de bas de page et pour la bibliographie mais elles ne doivent pas se retrouver dans le corps de texte.
Ensuite, pour faire références aux ouvrages, articles et autres ouvrages, des standards doivent être respectés.
- pour les ouvrages:
auteur (initiale du prénom et nom en petites capitales/ pour la bibliographie, le nom de l’auteur est placé en premier suivi du prénom). Titre de l’ouvrage: sous-titre, préface de Prénom Nom (le cas échéant), numéro et titre de la partie d’une monographie en plusieurs volumes: tomaison (t.) ou volume (vol.), numéro de l’édition si réédition (2è édition, 6th edition pour l’abréviation anglaise, 3e édition rev. et augm. etc.), lieu d’édition: éditeur commercial, année de publication, titre de la collection et n° de celle-ci.
- en cas de contribution à un ouvrage collectif:
Responsabilité principale de la contribution. “Titre de la contribution”, in Titre du document hôte. Mention d’édition, lieu de publication: éditeur, année, localisation dans le document hôte.
si ouvrage collectif sous la direction de: in: Initiale prénom et nom des directeurs (dir.), Titre de l’ouvrage…
si ouvrage faisant suite à un colloque ajouter après le Titre de l’ouvrage, colloque (Institut, Université…) lieu, date, éditeur… ou non publié.
Il ne faudrait pas confondre l’auteur de l’ouvrage de la personne qui a dirigé la publication de l’ouvrage ou pire, de l’éditeur.
- pour les thèses:
Prénom Nom, Titre de la thèse. Thèse: Discipline. Lieu de soutenance: université, année de soutenance, nombre de pages.
- pour les articles:
Auteur. “titre de l’article”, Titre du périodique année de publication (pas de virgule entre le titre de la revue et l’année de publication), volume, numéro, pagination.
- document électronique:
Responsabilité principale. Titre (support/ exemple: en ligne). Mention d’édition. Lieu de publication: éditeur, date de publication. Date de mise à jour ou de révision. (date de la référence obligatoire pour les documents en ligne). Disponibilité et accès.
Et n’oubliez pas d’être à jour. Pour montrer le sérieux que vous avez mis dans l’élaboration de la Chose, il faut vérifier que les ouvrages auxquels vous faites référence soient à jour, c’est à dire, que l’édition de l’ouvrage évoquée devrait être la plus récente possible. Lorsque vous faites référence à un ouvrage qui est régulièrement réédité, et à moins que le point évoqué soit vraiment spécifique à l’édition, prenez le temps de voir si une édition nouvelle n’était pas apparue entre temps. Par exemple: ne vous attardez pas sur l’édition de 2008 de l’ouvrage si une nouvelle édition est apparue en 2010.
Quand on a trop souvent le nez dans la Chose, on commence à manquer de jugement et parfois, on n’arrive plus à avoir un regard partial et objectif sur ce qui est fait, d’où la nécessité de faire faire une relecture par une personne extérieure (s’il y a le temps, plusieurs personnes extérieures peuvent s’y atteler). Relecture pour éviter les coquilles, pour un regard nouveau si ce n’est sur le fond, au moins, sur la forme, les fautes d’orthographe et de grammaire, les défauts de mise en page.
Après avoir assisté à plusieurs massacres j’ai relevé ces différents points: il y a une frustration certaine qui se sent quand le candidat n’a pas eu l’occasion de développer ses idées, mais se retrouve épinglé sur la forme de son travail. Mais c’est peut être cela aussi qui est demandé: de la rigueur aussi bien dans le raisonnement scientifique que dans la présentation des résultats.
Alors, compagnons de lutte, vous raisonniez? j’en suis fort aise…mettez en forme maintenant!!!