La beauté n’est pas seulement intérieure

Posted 30 juin 2011 by Ianjatiana
Categories: Anti-sm37

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Lors du massacre final, les “bourreaux” s’appuient essentiellement sur deux points pour achever votre travail et tester vos capacités: le fond de la Chose, et la forme de la Chose. Il ne faut pas croire qu’une fois le travail fini et déposé et la soutenance prévue, le jury va seulement vous évaluer sur ce que vous voulez démontrer et sur ce que vous avez à dire, c’est une grande erreur de penser cela. Pour vous déstabiliser et vous faire perdre vos moyens, les membres du jury attaquent souvent, pour commencer, sur la forme de la Chose et des fois, ils s’y attardent tellement que le temps manque souvent pour évoquer les idées et le fond de la Chose. Et du coup, par la même occasion, vous n’allez pas pouvoir vous défendre et faire valoir votre démonstration, la maîtrise que vous avez du sujet.

Donc, il ne faudrait pas négliger l’aspect extérieur de la Chose. Il faut même être maniaque à l’excès en la matière.

La mise en page devrait être parfaite… pensez à demander au secrétariat de l’Ecole doctorale ou à l’administration les normes établies et demandées.

En ce qui concerne les références (il est ici question des notes de bas de page et de la bibliographie), plusieurs points sont à vérifier.

En premier lieu, les abréviations de ces références (les titres de périodique par exemple): des normes ont été établies, il ne faudrait pas se tromper, à défaut de se voir reproché une fausse référence. (Je dispose de la liste des abréviations des principales références en matière juridique si ça intéresse quelqu’un dans l’assistance :) ). Il est à remarquer que les abréviations sont obligatoirement utilisées pour les références en notes de bas de page et pour la bibliographie mais elles ne doivent pas se retrouver dans le corps de texte.

Ensuite, pour faire références aux ouvrages, articles et autres ouvrages, des standards doivent être respectés.

- pour les ouvrages:

auteur (initiale du prénom et nom en petites capitales/ pour la bibliographie, le nom de l’auteur est placé en premier suivi du prénom). Titre de l’ouvrage: sous-titre, préface de Prénom Nom (le cas échéant), numéro et titre de la partie d’une monographie en plusieurs volumes: tomaison (t.) ou volume (vol.), numéro de l’édition si réédition (2è édition, 6th edition pour l’abréviation anglaise, 3e édition rev. et augm. etc.), lieu d’édition: éditeur commercial, année de publication, titre de la collection et n° de celle-ci.

- en cas de contribution à un ouvrage collectif:

Responsabilité principale de la contribution. “Titre de la contribution”, in Titre du document hôte. Mention d’édition, lieu de publication: éditeur, année, localisation dans le document hôte.

si ouvrage collectif sous la direction de: in: Initiale prénom et nom des directeurs (dir.), Titre de l’ouvrage

si ouvrage faisant suite à un colloque ajouter après le Titre de l’ouvrage, colloque (Institut, Université…) lieu, date, éditeur… ou non publié.

Il ne faudrait pas confondre l’auteur de l’ouvrage de la personne qui a dirigé la publication de l’ouvrage ou pire, de l’éditeur.

- pour les thèses:

Prénom Nom, Titre de la thèse. Thèse: Discipline. Lieu de soutenance: université, année de soutenance, nombre de pages.

- pour les articles:

Auteur. “titre de l’article”, Titre du périodique année de publication (pas de virgule entre le titre de la revue et l’année de publication), volume, numéro, pagination.

- document électronique:

Responsabilité principale. Titre (support/ exemple: en ligne). Mention d’édition. Lieu de publication: éditeur, date de publication. Date de mise à jour ou de révision. (date de la référence obligatoire pour les documents en ligne). Disponibilité et accès.

Et n’oubliez pas d’être à jour.  Pour montrer le sérieux que vous avez mis dans l’élaboration de la Chose, il faut vérifier que les ouvrages auxquels vous faites référence soient à jour, c’est à dire, que l’édition de l’ouvrage évoquée devrait être la plus récente possible. Lorsque vous faites référence à un ouvrage qui est régulièrement réédité, et à moins que le point évoqué soit vraiment spécifique à l’édition, prenez le temps de voir si une édition nouvelle n’était pas apparue entre temps. Par exemple: ne vous attardez pas sur l’édition de 2008 de l’ouvrage si une nouvelle édition est apparue en 2010.

Quand on a trop souvent le nez dans la Chose, on commence à manquer de jugement et parfois, on n’arrive plus à avoir un regard partial et objectif sur ce qui est fait, d’où la nécessité de faire faire une relecture par une personne extérieure (s’il y a le temps, plusieurs personnes extérieures peuvent s’y atteler). Relecture pour éviter les coquilles, pour un regard nouveau si ce n’est sur le fond, au moins, sur la forme, les fautes d’orthographe et de grammaire, les défauts de mise en page.

Après avoir assisté à plusieurs massacres j’ai relevé ces différents points: il y a une frustration certaine qui se sent quand le candidat n’a pas eu l’occasion de développer ses idées, mais se retrouve épinglé sur la forme de son travail. Mais c’est peut être cela aussi qui est demandé: de la rigueur aussi bien dans le raisonnement scientifique que dans la présentation des résultats.

Alors, compagnons de lutte, vous raisonniez? j’en suis fort aise…mettez en forme maintenant!!!

La suite c’est tout de suite…

Posted 8 juin 2011 by Ianjatiana
Categories: Généralités

Alors, elle avance cette thèse? Je vous rassure, je n’ai pas oublié l’existence de ce petit coin (de paradis??? de défoulement???). Il se trouve juste que je suis un peu beaucoup occupée par la Chose et par certaines contingences de la vie terrestre, mais je reprendrais l’écriture… dès que je pourrais!

En tout cas, pour répondre: elle ne recule pas, c’est déja ça non :p

L’argent ne fait pas le bonheur…

Posted 15 janvier 2011 by Ianjatiana
Categories: Ma Chose

Selon un adage populaire bien connu, l’argent ne ferait pas le bonheur. Que tous ceux qui le pensent lèvent la main et me filent cette vilaine chose qui ne les rendrait pas heureux, je saurais quoi en faire et ce sera pour la bonne cause! :D  La relation avec la Chose? c’est assez simple, suivez le guide.

Même si les chosards sont sur le même bateau, ils ne subissent pas vraiment les mêmes houles, ou les mêmes vagues…parce qu’il y a ceux pour lesquels le voyage est subventionné et il y a ceux pour qui le voyage va se faire à la force de ses bras. Cela dit, ce  post n’est nullement un procès d’intention fait à la première catégorie de voyageurs. Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de vivre l’expérience de ne me préoccuper que de la Chose du matin au soir…et bien, maintenant que la vie revient à son train train quotidien, je peux en tirer une conclusion: n’avoir rien d’autre en tête que la Chose la fait avancer. La vérité de la palisse me direz-vous mais après cette courte expérience, je me suis rendue compte qu’il est plus facile et plus aisé de mener le voyage lorsqu’il n’y a pas d’autres préoccupations bassement terrestres comme le paiement des factures ou même la “survie” dans ce monde gouverné par l’argent et dans lequel le terme gratuit semble presque miraculeux.

En effet, n’étant pas boursière , je dois travailler pour les raisons évoquées ci-dessus. Et ce n’est pas facile et de penser à la Chose et de gérer l’inévitable fatigue physique que le travail manuel engendre. Néanmoins, le bateau a largué les amarres depuis longtemps et il n’est pas question de revenir en arrière ou d’abandonner le navire. Mais si je pouvais avoir le choix, j’aurais aimé n’avoir à consacrer mon temps qu’à ma Chose :)

Pourquoi faire simple? …

Posted 6 novembre 2010 by Ianjatiana
Categories: Anti-sm37

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Dans la série des “pourquoi faire simple quand on peut se compliquer la vie?”, décider de faire la Chose en est une, que l’on peut aisément placer dans les premiers de la liste. Si vous n’y êtes pas encore, si vous hésitez, si vous vous demandez  si c’est une bonne idée, et si vous voulez avoir mon avis:  je vous dirais juste de ne pas le faire, de ne pas vous y embarquer sauf si vous avez vraiment une très bonne raison et que vous êtes sûrs de vraiment tenir le coup et que vous êtes prêts à sacrifier quelques années de votre vie pour votre Chose, parce qu’il y aura des moments où vous vous demanderez “mais pourquoi je me complique la vie inutilement avec la Chose alors que j’aurais pu avoir une autre vie sans :D

Seule au monde…

Posted 30 octobre 2010 by Ianjatiana
Categories: Ma Chose

En ce moment, je ne désire qu’une chose: être seule au monde avec ma Chose sans les tracas de la vie quotidienne, sans les politesses et autres manifestations de la vie familiale et sans les exigences de la vie sociale.

Petit à petit, je deviens isolée par rapport au monde, aux amis et à la famille. m’isole. Je n’ai pas envie de m’occuper d’autre chose, même s’il faut bien que je consacre du temps pour travailler et ainsi financer mes recherches (c’est une idée de Monsieur Punching Ball d’appeler ce qu’on fait comme des recherches et non plus comme des études). Je n’ai pas non plus très envie de rencontrer du monde, aller visiter la famille (oui, je sais, c’est pô bien!!! bouh!!), faire la fête ou même sortir prendre un verre juste pour prendre le temps et bavarder de milles et une chose. J’ai l’impression, bête je sais, que cela me fait perdre du temps. J’ai juste envie d’être dans ma bulle avec ma Chose.

J’assume, je ne suis pas très sociale en ce moment…la Chose accapare mon temps et mon esprit…mais je promets, quand tout cela sera fini, je redeviens comme avant.

L’appétit vient en mangeant.

Posted 6 septembre 2010 by Ianjatiana
Categories: Anti-sm37

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A la fin de la période des recherches bibliographiques et des différentes analyses nécessaires, il est un moment où il faut se jeter à l’eau et mettre tout à l’écrit, parce qu’évidemment ce serait trop beau d’avoir tout en tête et de n’avoir qu’à exposer ce “tout” lors du Massacre final. Les membres du jury, les collègues, la famille, les amis et ne soyons pas modestes, le Monde entier attend de vous que vous couchiez sur écrit le résultat de ces heures, journées, mois, trimestres, années consacrés à la Chose. Ecrire la Chose avec tout ce qu’on a récolté en tête, c’est assez facile à dire mais en pratique c’est un exercice assez difficile.

En effet, plusieurs problèmes se posent. Dans un premier temps, il y a toujours la question qui tue: “il faut combien de pages?”. La réponse à cette question est assez personnelle et personnalisée, parce qu’elle dépend de la personne qui dirige votre Chose, de votre domaine de recherche. Personnellement, je ne crois pas qu’il y ait une norme globale en la matière, mais juste des repères selon le domaine. Et puis, ne dit-on pas que peu importe la quantité, seule la qualité compte. Mais dans le doute, il y a souvent des Choses déja finies et écrites dans les bibliothèques et centres de recherche qui peuvent constituer ces repères évoqués plus haut.

Ensuite, il y a le problème du “mais comment est ce que je vais faire pour remplir toutes ces pages?”. Souvent, une fois le volume nécessaire connu, l’on se demande de quelle manière et par quel miracle on arriverait à noircir ces x pages blanches, puisqu’une dizaine de pages ou de phrases arriveraient à parler du sujet et à donner la solution. Le temps, “l’expérience”, le recul: ce sont les maîtres mots de la phase d’écriture. (Et là, il faut que vous vous souveniez de ce que je disais au tout début: tout ce que je dirais dans ce “blog” n’est pas vérité biblique mais juste le fruit de mon expérience personnelle :p :lol: ). En effet, rédiger sa Chose n’est pas aussi aisée qu’il n’y paraisse. Il ne suffit pas de mettre à l’écrit des extraits des documents et autres articles et ouvrages que l’on a eu l’occasion de lire, analyser et synthétiser. Il ne consiste pas non plus à écrire un manuel ou un memento sur tel sujet dans telle ou telle matière. Lors d’une conférence de l’école doctorale à laquelle j’ai assisté lors de mes premières années de la Chose, un professeur avait dit que l’écriture de la Chose devait s’apparenter à une démonstration, l’on devait prendre les lecteurs par la main dès la première page jusqu’à la dernière et qu’ils devaient en retenir quelque chose à la fin. Plusieurs années plus tard, je ne sais pas si je suis sur la bonne voie, mais en tout cas, j’ai saisi à peu près ce qu’il voulait dire (mais je ne sais pas vraiment comment l’expliquer :lol: ).

Il est illusoire de croire, du moins selon mon avis personnel, que l’écriture est facile et qu’elle arrive du premier coup. Cette écriture là est assez laborieuse et nécessite souvent de se faire la main. Et il n’y a pas vraiment de solution miracle en la matière. Dans mon cas personnel, il m’aurait fallu un bon “recommencez moi tout ce chapitre que vous m’avez remis” pour trouver mes marques dans la rédaction (et encore le “trouvez mes marques” peut être encore mis entre ” ” vu que le résultat final ne sera connu qu’après le Massacre). C’est assez violente comme remarque mais avec le recul et une relecture de ce fameux chapitre dans sa version originale quelques mois après, je me suis rendue compte que cette première version, ce n’était pas vraiment ça (:houhou:). Et souvenez- vous que les remarques et conseils émis par votre Master (la personne qui dirige votre Chose) sont souvent et presque toujours pertinents. Il n’est pas dans son intérêt personnel et professionnel, de mettre son nom sur une Chose mal faite ou mal écrite, en plus, il a déjà fait pas mal de route en la matière, donc, faites lui confiance (je dis cela parce que j’ai été dévastée pendant plusieurs jours après cette fameuse remarque mais si seulement je savais à l’époque que c’était une remarque salvatrice… lol).

Ensuite, il faut se souvenir de l’adage: “l’appétit vient en mangeant”. En effet, il est encore plus illusoire de croire qu’ayant passé la plupart du temps à lire et à cogiter, coucher tout cela par écrit viendrait naturellement et qu’il suffit “juste” d’écrire maintenant et en une fois. Détrompez-vous! la rédaction est une des parties les plus difficiles de la Chose (après la recherche :lol: et selon mon expérience perso) et comme me le rappelle souvent mon Master, c’est à la rédaction qu’on vous juge, les lectures, les recherches, les résultats c’est à vous de les transcrire dans votre Chose et combien même vous les avez bien faits, l’on ne s’en rendra pas compte si vous ne les mettez pas bien à l’écrit . Donc, ne sous-estimez pas le temps que vous devriez consacrer à la rédaction. Et pour avoir l’appétit et remplir les centaines de pages demandées, ne vous posez pas de limites: rédigez et écrivez. C’est aussi simple que cela. Ne vous censurez pas lors de la première fois mais noircissez juste les pages. N’omettez aucune information. Dites leur tout. C’est avec le recul et une relecture active de vos premiers jets que vous commencerez à savoir comment s’y prendre et comment faire.

Une des mes autres méthodes pour avoir de “la facilité” ( je le mets aussi entre parenthèses pour la raison citée ci-dessus et parce que je trouve, même maintenant que c’est dur de rédiger) dans la rédaction aussi (ou peut être parce que j’aime bien cela, ça on ne saura jamais) c’est d’écrire même en dehors de la Chose. Je prends la rédaction comme un sport, plus on pratique moins on a des courbatures. Mais il faut juste faire attention de ne pas trop s’égarer dans ces autres écritures là, parce qu’à la fin le but c’est d’écrire la Chose dans le langage et selon un raisonnement juridique et non comme un roman avec ses rebondissements dramatiques.
Allez…bonne écriture :)

A la recherche de la bibliothèque perdue

Posted 8 juillet 2010 by Ianjatiana
Categories: Anti-sm37

On arrive à une des périodes les plus difficiles de la Chose: les vacances d’été. D’une manière générale, l’arrivée des vacances est accueillie avec joie, allégresse et soulagement par la plupart des êtres normalement constitués et qui ont des occupations normales. Mais voilà, faire la Chose n’est pas une occupation normale et donc, l’arrivée des dites vacances est un problème supplémentaire à gérer, même si elles ne durent que deux à trois mois toute l’année. En effet, les universités comme la plupart des établissements ferment leurs portes, et parmi ces fameux établissements, il y a les bibliothèques qui rappelons-le constituent en quelque sorte un deuxième foyer du Chosard: on l’y croise tous les jours, qu’il vente, qu’il neige, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve.

C’est la mort dans l’âme et dans la perspective de cuire aussi bien au niveau de la tête que du corps que je me résigne à passer les mois de juillet et d’août à la chaude et sans climatisation bibliothèque interuniversitaire de Cujas. Sauf événement extraordinaire et changement d’avis de dernière minute, la bibliothèque du Centre Pompidou ne me verra pas faire la queue pour travailler en son sein (parce que tous les étudiants de la région vont vouloir y aller). A part les bibliothèques municipales, et peut être d’autres dont je n’ai pas connaissance (parce que ne m’intéressant pas sûrement), la plupart des bibliothèques en Ile de France ne sont pas ouvertes toute l’année et observent les trêves estivales, seule Cujas et Pompidou restent fidèles au poste.

Il n’est pas encore tard pour se rattraper et photocopier tous les articles et ouvrages qui intéressent…il est même possible dans certains facs d’emprunter des ouvrages pendant la durée des vacances mais il faudrait agir avant le 15 juillet! Après, il y a encore une possibilité infime, mais pendant le mois d’août, ce sera mort (comme diraient les jeunes d’aujourd’hui!). Le mois d’août c’est LE mois des vacances. La ville est désertée de ses habitants qui migrent ailleurs pour trouver douceur de vivre. Le trajet quotidien évolue au gré des travaux et des horaires d’été des transports publics. Le soleil, le beau temps et la chaleur complotent pour vous faire succomber à la tentation de lézarder et de prendre du bon temps sans toucher à la Chose.

Bref, pendant les prochaines semaines qui arrivent et jusqu’au mois de septembre, ça va être un combat quotidien, encore plus qu’avant…

ps: et ne demandez pas pourquoi la ligne d’arrivée ne pointe pas encore à l’horizon, je ne la considérerais comme présente que lorsque le Massacre final arrivera, en attendant, et qu’il me reste deux pages ou cent, on dira que je suis encore dans la course :)

Ma Thèse…mon Amour!

Posted 10 juin 2010 by Ianjatiana
Categories: Ma Chose

Cela peut paraître paradoxal vu tout ce que j’ai écris jusqu’ici , mais finalement, je me plais vraiment dans cette période de ma vie. Je me plais dans le sens où faire la Chose m’apporte souvent des joies insoupçonnées! et oui :lol: c’est difficile d’imaginer comment peut on être content et satisfait de passer tous les jours de la semaine et du week-end à la bibliothèque, de rechercher des articles et de lire de nombreux ouvrages (des fois passionnants, des fois soporifiques). Mais bizarrement, je me sens quand même bien, je ne prends pas la Chose comme une prison ou comme un lourd fardeau, au contraire, de plus en plus, je m’y retrouve!

C’est vrai que pour arriver jusque là, et même si je n’ai pas encore franchi la ligne d’arrivée :p il a fallu faire des choix, beaucoup de choix, il a fallu affronter des moments difficiles (et ils sont encore présents), faire une croix sur la vraie vie des jeunes étudiants insouciants du lendemain: les fêtes le week-end, les sorties au Parc ou même sous d’autres cieux quand il fait beau, les vacances, les grasses matinées qui durent jusqu’à midi..je ne parle même pas du côté vie privée (ah ha ha! je suis sûre que cela ne vous intéresse pas :D ). Mais ces durs moments, ces sacrifices font finalement partie du jeu: il suffit juste de réussir à vivre avec :)

En ce moment, la plupart de mes amis, connaissances et proches vivent des étapes jugées essentielles dans la vie des adultes: le mariage et les premières naissances. Je serais peut être un peu en retard de ce côté là (encore faut il savoir s’il y a des règles précises qui indiquent qu’à tel moment de la vie il faudrait avoir la bague au doigt et pouponner) mais il y a toujours Ma Chose…mon Amour à qui je pense souvent la nuit avant de m’endormir, le matin en me réveillant, dans la rue en allant à la bibliothèque ou même pendant mes heures de boulot.

Hey oui…ça dégouline d’amour entre nous deux…c’est parfois beau et c’est souvent insupportable, mais c’est Ma Chose ma bataille :p

Le club des incompris

Posted 18 avril 2010 by Ianjatiana
Categories: Les autres, ma Chose et moi

Quand vous décidez de faire une thèse et d’entreprendre cette quête, souvenez vous qu’au-delà de ce que vous en attendez, et malgré tout ce que vous allez endurer, une chose est à peu près sûre: vous allez entrer dans une période spéciale de votre vie faite d’une solitude intellectuelle et sociale et vous allez devenir membre d’un club assez spécial d’incompris. Je ne dis pas que c’est une règle absolue, c’est juste une constatation que j’ai faite en voyant ma vie d’ avant-la-chose et ma vie pendant.

Faire une thèse est assez spéciale dans la mesure où peu de gens de votre entourage (famille, amis) savent réellement ce que vous faites. Ils savent que vous faites la Chose, que cela fait des années que vous bataillez et sacrifiez pas mal de choses en vue de la finir, mais la plupart du temps, ils ne comprennent pas pourquoi vous ne finissez pas rapidement (après tout, il ne s’agit “que” d’écrire sur un sujet qu’ils trouvent soit assez simple ( “et de quoi tu parles dedans, ah!! on peut faire des recherches sur ce sujet?”) soit un peu trop compliqué ( “ça va servir à quoi après? concrètement, c’est quoi l’intérêt?”). Vous avez beau dire que ce n’est pas facile, que ce n’est pas aussi simple que cela ne paraît, rien n’y fait. Dans ces moments là, ça fait du bien d’être en compagnie des autres incompris. C’est comme une sorte de cellule psychologique, en compagnie des autres incompris qui comprennent le calvaire que vous subissez volontairement ou pas.

Si vous faites une thèse, et même si vous êtes de nature solitaire, pensez quand à avoir un cercle d’amis qui font aussi une thèse, mine de rien, et même si vous ne vous voyez pas tout le temps, et même si des fois c’est difficile de parler de sa thèse (qui peut ne pas avancer ou pour toute autre raison), ça fait du bien d’être parmi des gens qui comprennent ce que vous ressentez et avec lesquels vous n’avez pas besoin de trouver des mots, des excuses ou des argumentations pour vous justifier et justifier le fait que pendant des mois vous en êtes encore au même point (du moins apparemment).

Si vous avez dans votre entourage quelqu’un qui fait une thèse, et si des fois vous voyez ou pensez que cette personne fait du surplace, ne cessez pas de la soutenir et de l’encourager, même aveuglément, parce que cette personne souffre déjà en son for intérieur. C’est frustrant de ne pas voir son travail avancer, ça l’est encore plus quand l’entourage qui devait vous soutenir dans cette période assez dure vous pose la fameuse question: alors, pourquoi ta thèse n’avance pas?

La Chose demande de la patience et du courage de la part de ceux qui la font, de la compréhension sans faille et un soutien sans borne de la part de l’entourage. C’est un moment dur à passer d’un côté comme de l’autre, mais à la fin, il paraît que ça valait le coup, que tous les sacrifices valaient la peine…

“Pense aux enfants qui ont faim dans le monde…”

Posted 18 mars 2010 by Ianjatiana
Categories: Les autres, ma Chose et moi

Quand j’étais petite, mes parents me sortaient assez souvent cette phrase, surtout quand je ne finissais pas correctement le plat. Ils disaient que si chaque personne dans le monde laissait des restes comme je le faisais, et que si on redistribuait ces restes, le problème de la faim dans le monde serait résolue. Prise de remords, je n’ai pas vraiment osé me plaindre ni protester. Plus grande, quand je suis arrivée par ici, et que je me plaignais de la vie que je trouvais morne et stressante, on me disait de penser à tous ceux qui se levaient à pas d’heure pour faire la queue au consulat et qui étaient prêts à tout pour avoir le fameux visa pour aller à “an-dafy”. Et encore récemment, j’ai lu quelque part que l’on devait se rendre compte, si on commençait à trouver pénible d’aller au travail, d’être au contraire reconnaissant, parce que cela voulait dire qu’on était chanceux d’avoir un travail et qu’il fallait penser un peu à toutes ces personnes qui ont du mal à en avoir un. Donc, en résumé, avant de se plaindre de son sort, il faut toujours penser aux autres qui sont moins lotis, moins chanceux!

Mais voilà, voyez-vous, là, tout de suite, j’ai bien envie de me plaindre… :lol:

Je sais, mon travail est assez avancé, mon directeur de Chose est attentive et suit de près l’avancement des travaux,jusqu’à maintenant, je n’ai pas vraiment de problèmes logistiques…bref, tout devrait bien aller, je ne devrais pas me plaindre mais je suis fatiguée et j’ai bien envie de bouder. J’ai du mal à dire cela à mes compagnons de galère, et j’ai du mal à me faire comprendre. En plus, je me vois mal me plaindre à eux, pour les raisons citées ci-dessus :lol: alors, je me tourne vers mon espace exutoire préféré (:houhou:).

Je suis fatiguée physiquement (vous savez comme si vous avez repris l’entraînement alors que cela faisait des mois que vous n’avez pas pratiqué et qu’au réveil vous avez des courbatures partout), j’ai l’impression d’avoir la tête complètement vide (un peu à l’image des parkings de supermarché le dimanche en fin d’après-midi), j’arrive difficilement à écrire un paragraphe (et pourtant, j’ai une idée assez précise de ce que je veux écrire), et ma concentration décline en trop peu de temps ces jours ci. Je me reposerais bien une semaine ou quelques jours, mais voilà, j’ai un rendez-vous important et primordial à prendre avec JDM cette semaine et je ne suis pas bien avancée, alors que je devrais…

A.R.G.H. et S.N.I.F