Alors, la thèse ça avance?

6 septembre 2010

L’appétit vient en mangeant.

Filed under: Anti-sm37 — Ianjatiana @ 18:18
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A la fin de la période des recherches bibliographiques et des différentes analyses nécessaires, il est un moment où il faut se jeter à l’eau et mettre tout à l’écrit, parce qu’évidemment ce serait trop beau d’avoir tout en tête et de n’avoir qu’à exposer ce “tout” lors du Massacre final. Les membres du jury, les collègues, la famille, les amis et ne soyons pas modestes, le Monde entier attend de vous que vous couchiez sur écrit le résultat de ces heures, journées, mois, trimestres, années consacrés à la Chose. Ecrire la Chose avec tout ce qu’on a récolté en tête, c’est assez facile à dire mais en pratique c’est un exercice assez difficile.

En effet, plusieurs problèmes se posent. Dans un premier temps, il y a toujours la question qui tue: “il faut combien de pages?”. La réponse à cette question est assez personnelle et personnalisée, parce qu’elle dépend de la personne qui dirige votre Chose, de votre domaine de recherche. Personnellement, je ne crois pas qu’il y ait une norme globale en la matière, mais juste des repères selon le domaine. Et puis, ne dit-on pas que peu importe la quantité, seule la qualité compte. Mais dans le doute, il y a souvent des Choses déja finies et écrites dans les bibliothèques et centres de recherche qui peuvent constituer ces repères évoqués plus haut.

Ensuite, il y a le problème du “mais comment est ce que je vais faire pour remplir toutes ces pages?”. Souvent, une fois le volume nécessaire connu, l’on se demande de quelle manière et par quel miracle on arriverait à noircir ces x pages blanches, puisqu’une dizaine de pages ou de phrases arriveraient à parler du sujet et à donner la solution. Le temps, “l’expérience”, le recul: ce sont les maîtres mots de la phase d’écriture. (Et là, il faut que vous vous souveniez de ce que je disais au tout début: tout ce que je dirais dans ce “blog” n’est pas vérité biblique mais juste le fruit de mon expérience personnelle :p :lol: ). En effet, rédiger sa Chose n’est pas aussi aisée qu’il n’y paraisse. Il ne suffit pas de mettre à l’écrit des extraits des documents et autres articles et ouvrages que l’on a eu l’occasion de lire, analyser et synthétiser. Il ne consiste pas non plus à écrire un manuel ou un memento sur tel sujet dans telle ou telle matière. Lors d’une conférence de l’école doctorale à laquelle j’ai assisté lors de mes premières années de la Chose, un professeur avait dit que l’écriture de la Chose devait s’apparenter à une démonstration, l’on devait prendre les lecteurs par la main dès la première page jusqu’à la dernière et qu’ils devaient en retenir quelque chose à la fin. Plusieurs années plus tard, je ne sais pas si je suis sur la bonne voie, mais en tout cas, j’ai saisi à peu près ce qu’il voulait dire (mais je ne sais pas vraiment comment l’expliquer :lol: ).

Il est illusoire de croire, du moins selon mon avis personnel, que l’écriture est facile et qu’elle arrive du premier coup. Cette écriture là est assez laborieuse et nécessite souvent de se faire la main. Et il n’y a pas vraiment de solution miracle en la matière. Dans mon cas personnel, il m’aurait fallu un bon “recommencez moi tout ce chapitre que vous m’avez remis” pour trouver mes marques dans la rédaction (et encore le “trouvez mes marques” peut être encore mis entre ” ” vu que le résultat final ne sera connu qu’après le Massacre). C’est assez violente comme remarque mais avec le recul et une relecture de ce fameux chapitre dans sa version originale quelques mois après, je me suis rendue compte que cette première version, ce n’était pas vraiment ça (:houhou:). Et souvenez- vous que les remarques et conseils émis par votre Master (la personne qui dirige votre Chose) sont souvent et presque toujours pertinents. Il n’est pas dans son intérêt personnel et professionnel, de mettre son nom sur une Chose mal faite ou mal écrite, en plus, il a déjà fait pas mal de route en la matière, donc, faites lui confiance (je dis cela parce que j’ai été dévastée pendant plusieurs jours après cette fameuse remarque mais si seulement je savais à l’époque que c’était une remarque salvatrice… lol).

Ensuite, il faut se souvenir de l’adage: “l’appétit vient en mangeant”. En effet, il est encore plus illusoire de croire qu’ayant passé la plupart du temps à lire et à cogiter, coucher tout cela par écrit viendrait naturellement et qu’il suffit “juste” d’écrire maintenant et en une fois. Détrompez-vous! la rédaction est une des parties les plus difficiles de la Chose (après la recherche :lol: et selon mon expérience perso) et comme me le rappelle souvent mon Master, c’est à la rédaction qu’on vous juge, les lectures, les recherches, les résultats c’est à vous de les transcrire dans votre Chose et combien même vous les avez bien faits, l’on ne s’en rendra pas compte si vous ne les mettez pas bien à l’écrit . Donc, ne sous-estimez pas le temps que vous devriez consacrer à la rédaction. Et pour avoir l’appétit et remplir les centaines de pages demandées, ne vous posez pas de limites: rédigez et écrivez. C’est aussi simple que cela. Ne vous censurez pas lors de la première fois mais noircissez juste les pages. N’omettez aucune information. Dites leur tout. C’est avec le recul et une relecture active de vos premiers jets que vous commencerez à savoir comment s’y prendre et comment faire.

Une des mes autres méthodes pour avoir de “la facilité” ( je le mets aussi entre parenthèses pour la raison citée ci-dessus et parce que je trouve, même maintenant que c’est dure de rédiger) dans la rédaction aussi (ou peut être parce que j’aime bien cela, ça on ne saura jamais) c’est d’écrire même en dehors de la Chose. Je prends la rédaction comme un sport, plus on pratique moins on a des courbatures. Mais il faut juste faire attention de ne pas trop s’égarer dans ces autres écritures là, parce qu’à la fin le but c’est d’écrire la Chose dans le langage et selon un raisonnement juridique et non comme un roman avec ses rebondissements dramatiques.

Allez…bonne écriture :)

8 juillet 2010

A la recherche de la bibliothèque perdue

Filed under: Anti-sm37 — Ianjatiana @ 14:12

On arrive à une des périodes les plus difficiles de la Chose: les vacances d’été. D’une manière générale, l’arrivée des vacances est accueillie avec joie, allégresse et soulagement par la plupart des êtres normalement constitués et qui ont des occupations normales. Mais voilà, faire la Chose n’est pas une occupation normale et donc, l’arrivée des dites vacances est un problème supplémentaire à gérer, même si elles ne durent que deux à trois mois toute l’année. En effet, les universités comme la plupart des établissements ferment leurs portes, et parmi ces fameux établissements, il y a les bibliothèques qui rappelons-le constituent en quelque sorte un deuxième foyer du Chosard: on l’y croise tous les jours, qu’il vente, qu’il neige, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve.

C’est la mort dans l’âme et dans la perspective de cuire aussi bien au niveau de la tête que du corps que je me résigne à passer les mois de juillet et d’août à la chaude et sans climatisation bibliothèque interuniversitaire de Cujas. Sauf événement extraordinaire et changement d’avis de dernière minute, la bibliothèque du Centre Pompidou ne me verra pas faire la queue pour travailler en son sein (parce que tous les étudiants de la région vont vouloir y aller). A part les bibliothèques municipales, et peut être d’autres dont je n’ai pas connaissance (parce que ne m’intéressant pas sûrement), la plupart des bibliothèques en Ile de France ne sont pas ouvertes toute l’année et observent les trêves estivales, seule Cujas et Pompidou restent fidèles au poste.

Il n’est pas encore tard pour se rattraper et photocopier tous les articles et ouvrages qui intéressent…il est même possible dans certains facs d’emprunter des ouvrages pendant la durée des vacances mais il faudrait agir avant le 15 juillet! Après, il y a encore une possibilité infime, mais pendant le mois d’août, ce sera mort (comme diraient les jeunes d’aujourd’hui!). Le mois d’août c’est LE mois des vacances. La ville est désertée de ses habitants qui migrent ailleurs pour trouver douceur de vivre. Le trajet quotidien évolue au gré des travaux et des horaires d’été des transports publics. Le soleil, le beau temps et la chaleur complotent pour vous faire succomber à la tentation de lézarder et de prendre du bon temps sans toucher à la Chose.

Bref, pendant les prochaines semaines qui arrivent et jusqu’au mois de septembre, ça va être un combat quotidien, encore plus qu’avant…

ps: et ne demandez pas pourquoi la ligne d’arrivée ne pointe pas encore à l’horizon, je ne la considérerais comme présente que lorsque le Massacre final arrivera, en attendant, et qu’il me reste deux pages ou cent, on dira que je suis encore dans la course :)

18 février 2010

Seul l’écrit reste…

Filed under: Anti-sm37 — Ianjatiana @ 17:24

Cette catégorie: “anti-sm37″ est destinée à contenir des idées. Je n’ai pas vraiment la prétention de classifier ces idées de méthodologie, parce qu’après coup et avec le recul, elles deviennent évidentes :lol: …mais bon, sur le coup, on n’y pense pas toujours, et les profs et directeurs ne les prodiguent pas souvent (ils “se contentent” d’attendre les résultats et de corriger le fruit de vos recherches et écrits).

L’idée est simple: tenez un journal de bord de votre Chose! c’est à dire, notez par écrit, avec un stylo et dans un cahier tout ce que vous faites et toutes les idées qui vous passent par la tête, jour après jour. On peut en rire de cette idée toute bête, mais croyez moi, elle marche (:D)

Pourquoi ne pas se contenter de laisser fonctionner le cerveau humain, ce formidable machine dont on ne connaît pas encore tous les secrets?
Tout simplement, parce que le cerveau, même si vous avez une mémoire d’éléphant, ne peut raisonnablement stocker toutes les choses que vous allez devoir lire, classer, apprendre et analyser durant les quelques années que vous allez devoir consacrer à votre Chose.

Pourquoi noter par écrit avec un stylo dans un cahier alors que les ordinateurs sont faits pour assister?
Parce que les ordinateurs ont des failles, des virus peuvent avoir l’idée de faire une virée dans la tête de votre désormais compagnon dans la vie. Et malgré les mises en garde et rappels à l’ordre, l’on ne pense pas souvent à faire des sauvegardes de manière régulière. Bon point pour l’écriture à la main, il n’y a pas la fonction copier-coller sur le papier. Une fois effacée du fichier informatique, une idée, une chose ne peut plus être retrouvée, alors qu’au contraire, les mots qui sont simplement barrés sur une feuille de papier peuvent être encore lus après coup.
n.b: on parle ici des idées qui vous viennent à l’esprit lors de vos travaux de recherche, pas de la rédaction elle-même

Pourquoi se souvenir de tout ce qu’on a fait pendant une journée?
Pour éviter des situations qui vous font perdre du temps, et peut être qui vont vous amener à un état d’énervement. Dès fois, vous êtes en train d’écrire, d’argumenter…et au moment où il faut mettre l’article ou l’ouvrage auquel vous faites référence, vous constatez avec dépit, que vous avez oublié de noter justement les références exactes et/ou complètes de l’article ou de l’ouvrage en question, ou tout simplement, vous avez oublié dans quel centre de documentation ou bibliothèque vous avez trouvé l’article ou l’ouvrage alors que vous voulez le reconsulter, et qu’en même temps, vous êtes sur d’avoir déja lu “quelque part” cet article ou cet ouvrage. Ou tout bêtement, parce que vous avez une citation parfaite qui conviendrait parfaitement au paragraphe que vous êtes en train de finir, mais que la citation en question, vous l’avez trouvé dans un fichier qui s’intitule “En 1958.doc” (parce que la citation commence par le terme: en 1958 :lol: ), lequel fichier n’était pas classé dans un dossier de l’ordinateur mais seulement sur le bureau de celui ci sans autre indication.

Pourquoi noter toutes les idées qui vous viennent à l’esprit?
Parce qu’il y a ce qu’on appelle: le recul. Sur le coup, on croit souvent qu’une idée ou une autre nous semble bête, hors de propos, mais avec le recul, elle peut ne plus l’être. De toute façon, il vaut mieux avoir trop d’idées et en enlever, plutôt que d’en avoir eu beaucoup puis après de ne plus s’en souvenir.

Les fichiers informatiques peuvent être contaminés, le cerveau encombré… seul l’écrit reste.

ps: c’est peut être aussi lié au fait que même si je travaille toute la journée devant un écran, écrire dans un cahier me procure toujours autant de plaisir que lorsque j’étais encore au lycée ou à la fac, et qu’avoir une chose tangible m’est souvent nécessaire, pour ne pas trop rester dans le virtuel.

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